renseignements et réservations par téléphone ou par mail

VILLIERS-SOUS-GREZ

HOTEL DE VILLE :

 

5 Rue de Larchant

77760 Villiers-Sous-Grez

Tel : +33 1 64 24 21 03

 

Maire : Yves LECHEVALLIER

 

www.villierssousgrez.fr

 

nb d'habitants : 771

superficie : 12,3 km2

Commune du Parc Naturel

Régional du Gâtinais Français

Au centre d’une clairière du massif forestier de Fontainebleau, Villiers-sous-Grez s’est développé selon deux axes. Celui Est-Ouest, qui reliait la chapellenie de La Chapelle-la-Reine à celle de Grez-sur-Loing, toutes deux rattachées au domaine royal depuis 1068. L’autre, l’axe Sud-Nord, reliait la communauté laborieuse domiciliée le long du premier axe à son église.

La première référence écrite du village, sous le nom d’Auvillare, date de 1080. La région est sous le règne des Capétiens ; le domaine de Fontainebleau est une de leurs principales chasses. Villiers, à l’extrémité de ce territoire, est bien placé pour une halte. Lorsque, pour le repos de leur âme, Robert le Pieux ou Henri 1er décident de créer ici un Prieuré qui facilitera le développement de l’agglomération, les « paysans défricheurs » ont déjà construit des chaumières et des petites dépendances.

Durant la Guerre de cent ans, le Gâtinais fut maintes fois pillé par des bandes anglaises. Au rétablissement de la paix, tout le pays était sérieusement dépeuplé, et Villiers n’échappa pas à cette désolation. En 1552, Villiers comprenait 85 foyers logés dans 66 maisons et son hameau, Busseau 25 maisons et 27 familles, soit à peu près 440 habitants.

En 1577, un édit interdisant aux parisiens d’acheter du vin à moins de 20 lieux de la Capitale, va favoriser la culture de la vigne qui sera, un temps, la richesse de Villiers et facteur de développement. La petite surface cultivable de la commune explique la grande proportion de viticulteurs qui tirent des revenus suffisants de très petites parcelles. Les vignes occupent la moitié des terres cultivables. Mais la concurrence des vins du midi et  l’arrivée de plusieurs maladies de la vigne, dont le phylloxéra, vont voir le déclin de cette culture dès la moitié du XIXème siècle.

La croissance démographique se poursuivra jusqu’à la fin du XVIII° siècle et la population atteindra 800 habitants, se maintenant autour de ce seuil jusqu’en 1836 (804 habitants). D’autres cultures suivront mais c’est  davantage l'exode rural, l'attraction de Paris et de sa banlieue, qui transformera l’agriculture locale. On comptait 190 exploitations agricoles en 1892, mais 130 n’atteignaient pas 5 hectares. Le déclin démographique permit la concentration des exploitations. La surface moyenne des 27 cultivateurs présents en 1957 atteignait presque 15 hectares. A ce jour il ne reste que deux agriculteurs sur la commune.

La quête de ressources que ne pouvait plus assurer l’agriculture provoqua le déclin démographique du village et la population diminua jusqu'au recensement de 1946 (447 habitants). Les industries de Nemours, Bagneaux (verrerie), Ury (conditionnement de parfum) et Recloses (imprimerie) fournirent quelques emplois. La population du village atteint à nouveau le niveau qu’elle avait déjà connu (784 habitants en 2009), mais il faut le plus souvent chercher du travail jusqu'à Paris. Toutefois, le cadre naturel reste un atout pour justifier l'enracinement des Villarons à leur village.