renseignements et réservations par téléphone  au

BURCY

HOTEL DE VILLE :

 

25 rue Grande

77890 Burcy

Tél / Fax : +33 1 64 24 07 62

 

Maire : Philippe CHALMETTE

 

burcy-mairie@orange.fr

 

nb d'habitants : 161

superficie : 7 km2

Commune du Parc Naturel

Régional du Gâtinais Français

Située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne, en bordure du Loiret, entre le Gâtinais et la Beauce, Burcy est une commune essentiellement agricole. Au 1er janvier 2015, Burcy comptait 161 Burcyssiens et Burcyssiennes regroupés en deux endroits :

– le bourg, bâti sur une butte dominant la plaine du Gâtinais occidental ;

– le hameau d’Avrilmont, abrité des vents du nord au pied d’une autre colline (colline de Bellevue).

Les deux buttes de Burcy et d’Avrilmont marquent fortement de leur empreinte cette extrémité sud de l’Ile-de-France et du Parc du Gâtinais. Chacune des deux buttes offre une physionomie différente. Celle du bourg est plus compacte, dégageant un vaste replat en partie sommitale qui s’allonge franchement vers l’est en dessinant un « L ». Avrilmont est plus allongée s’étirant d’est en ouest. Son sommet est plutôt arrondi et marqué par deux points hauts.

Burcy constitue un bel exemple de village du Gâtinais où l’architecture rurale est un élément essentiel. Une grande rue traversante, une petite église médiévale et sa place, plusieurs petites mares entretenues, un cimetière légèrement isolé mais surtout une architecture typique encore authentique.

Pour Burcy, l’église présente un intérêt particulier par son imbrication au bâti d’un village, par la richesse du mobilier sacré qu’elle abrite, par l’originalité et la qualité de ses vitraux. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1985.

En 1997, l'artiste belge Jean-Michel Folon offre à l’église 5 vitraux, don consenti en échange de la destruction de l’ancien château-d’eau qui, selon lui, détruisait l’harmonie du village.

Dire que Burcy est à l'origine du style de Folon serait bien sûr exagéré, mais le village y a sans doute contribué. En 1968, lassé par Paris, il vient s’y installer, bien avant de devenir le grand Folon dont les dessins, les aquarelles et les affiches vont conquérir le monde. Par la suite, malgré fortune et gloire, il revient régulièrement chercher l’inspiration dans son atelier de Burcy. Pour parachever les importantes restaurations soutenues par le Département, la Région et l'Etat, Folon a donc décidé d'offrir les cinq vitraux manquants à l'église du village dédiée à Saint Amand de Maastricht. Le saint, originaire d'Aquitaine, est le fondateur de Saint-Bavon à Gand, qui abrite aujourd'hui le triptyque des frères Van Eyck, le célèbre « agneau mystique » auquel Folon voue une véritable dévotion.

Pour éclairer le chœur et le côté sud de la petite nef, il a choisi d'illustrer, par 2 vitraux, la vie et l'œuvre du saint évangélisateur du nord de la Gaule. Pour les trois autres, sur la nef, il a puisé dans les légendes de saint Amand : un serpent redoutable que la seule vision du saint homme pousse à rentrer en terre ou le bâton mort qu'il aurait fait refleurir de son seul toucher. A chaque fois le bleu domine, dans des camaïeux de couleurs froides.

Tout au long de son travail, l'artiste est resté en relation avec les maîtres verriers des « Ateliers Loire » (près de Chartres), n'hésitant pas à reprendre ses cartons plusieurs fois pour mettre en œuvre différentes techniques issues de la tradition du vitrail.

Le territoire non-bâti est entièrement consacré à l’agriculture : céréales, maïs, betteraves sucrières, colza et tournesols. Mais l’agriculture représente plus qu’une simple activité économique, elle a façonné le paysage, et en reste le principal gestionnaire.